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Jeudi 28 mars 2013 4 28 /03 /Mars /2013 12:41

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La semaine de la vaccination se déroulera du 20 au 27 Avril 2013.

L'équipe de la pharmacie peut, à cette occasion, apporter des réponses aux questions posées sur les vaccinations.

Nous pourrons également communiquer sur les modifications du calendrier vaccinal.

La diminution de l'incidence de certaines maladies infectieuses (rougeole, méningite à méningocoque...) est possible avec l'amélioration de la couverture vaccinale.

Par Marie - Publié dans : Santé publique
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Vendredi 22 mars 2013 5 22 /03 /Mars /2013 13:37

Les membres de l’Académie de pharmacie se sont penchés sur la question de la vente en ligne de médicaments. De leurs travaux, il ressort toute une série de recommandations tant à destination des pouvoirs publics que des pharmaciens d’officine et du grand public. 
Aux autorités, l’Académie préconise de communiquer largement auprès des patients sur les risques encourus en cas d’achats sur des sites non labellisés et sur les dangers des médicaments falsifiés, mais aussi de lancer une campagne d’information dès que le label européen sera connu. Elle recommande également de labelliser le plus rapidement possible les sites, en dissociant ceux qui vendent des médicaments de ceux qui proposent des produits de parapharmacie, et juge nécessaire de préciser les conditions de publicité de ce mode de distribution de médicaments. L’Académie recommande de dresser la liste des médicaments de prescription médicale facultative qui ne seraient pas encore sur la liste des médicaments en accès direct, et susceptibles d’être vendus par Internet. Enfin, elle estime utile de mettre en place un contrôle régulier des sites autorisés par l’ARS. 
Côté pharmaciens, l’Académie rappelle que « de même que la chirurgie à distance, la dispensation du médicament nécessite l’identification de la personne et la validation de la dispensation ». Elle recommande aux officinaux de prévoir la possibilité d’avoir un échange avec le patient (visioconférence, email…) et de faciliter les échanges rapides entre l’internaute et l’équipe officinale pour répondre aux questions et détecter tout signal de pharmacovigilance. Les officinaux sont également invités à mettre en place des outils pour faciliter l’information du public sur le médicament commandé et pour obliger les patients à prendre connaissance de certaines rubriques avant de finaliser leur achat. Pour l’Académie, les sites Internet de vente de médicaments pourraient être des instruments de diffusion de messages et de recommandations sur le bon usage du médicament, notamment dans la cadre de l’automédication. Elle recommande en outre aux pharmaciens « d’effectuer le choix des médicaments de prescription médicale facultative, considérés comme d’utilisation ‘non autonome’, en respectant avec discernement les dispositions de l’Avis du 27 mai 2005 ». Enfin, les membres de l’Académie mettent l’accent sur l’importance d’être collectivement pro-actifs dans l’établissement de bonnes pratiques et de prendre toute disposition pour assurer une qualité appropriée de l’acheminement des médicaments jusqu’aux patients. 
En dernier lieu, l’Académie recommande aux patients de n’acheter des médicaments que sur des sites labellisés en France et de prendre en compte les mesures de prudence diffusées dans les campagnes d’information officielles. 
Source : Académie de pharmacie, 18 mars 2013

Par Marie - Publié dans : Santé publique
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Lundi 18 mars 2013 1 18 /03 /Mars /2013 13:31

L’adversaire multiplie les campagnes, use de slogans chocs et ne lésine pas sur les arguments sans nuance ? Qu’à cela ne tienne, les pharmaciens ont décidé de se servir des mêmes armes que les supermarchés Leclerc (ou presque). Ne renonçant pas depuis plusieurs années à son cheval de bataille, le groupe Leclerc a en effet récemment lancé une nouvelle opération de communication vantant combien seraient grands les bienfaits pour les finances des Français d’autoriser les supermarchés à vendre des médicaments sans ordonnance, au sein par exemple de leur espace de parapharmacie.

. L’Ordre des pharmaciens a ainsi dévoilé hier le dépliant et l’affiche d’une campagne dont le slogan rappelle : «Gardons les pieds sur terre : être docteur en pharmacie ne suffit pas pour délivrer des médicaments ». Par ce message, l’Ordre fait allusion à l’argument mille fois répété par Michel-Edouard Leclerc qui souligne que ses parapharmacies comptent toutes la présence d’un pharmacien diplômé d’Etat. Une condition insuffisante pour assurer la sécurité de la délivrance des médicaments rétorque l’Ordre qui tient à ajouter qu’une «pharmacie n’est pas un commerce comme un autre » et qu’elle répond notamment à des « garanties sanitaires » et encore que le « médicament n’est pas un produit comme un autre ». Ces informations seront relayées par le biais d’affiches, prochainement distribuées aux officines par les grossistes répartiteurs. Des documents pourront également être donnés aux patients, tandis que ces derniers seront invités à signer une pétition. Enfin, une vidéo pourra prochainement être téléchargée sur le site de l’Ordre.

Enfin, parallèlement aux campagnes de l’Ordre ou de l’USPO, des pharmaciens montent au créneau individuellement. Leur analyse ne manque parfois pas de subtilité, telle celle de Cédric O’Neill, pharmacien qui sur le site « Le Plus » du Nouvel Observateur qui propose des tribunes libre, décortique l’argumentaire de Leclerc. Le groupe nous assure qu’il milite pour notre santé ? Que n’arrête-t-il pas de vendre des boissons « surchargés en sucre » ou encore des « plats cuisinés surchargés en sel », s’interroge Cédric O’Neill. Surtout, il s’intéresse au mot d’ordre phare des supermarchés qui affirment haut et fort défendre le pouvoir d’achat des Français. « Les médicaments non remboursés (…) coûtent en moyenne 30 euros par an et par français. Dans ses déclarations, Michel-Edouard Leclerc précise qu’il souhaite faire baisser les prix de 25 %. (…). Ce grand PDG se bat pour faire économiser 7 euros par an et par français, soit 60 centimes d’euros par mois » calcule-t-il. Enfin, les expériences étrangères ne seraient pas nécessairement en faveur du groupe Leclerc. Cédric O’Neill assure ainsi qu’en Italie où les supermarchés sont autorisés à vendre des médicaments sans ordonnance depuis 2006, les prix pratiqués chez Leclerc sont 70 % supérieurs à ceux observés dans les pharmacies françaises.

Alors, qui est le moins cher ?

Par Marie - Publié dans : Santé publique
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Samedi 2 février 2013 6 02 /02 /Fév /2013 16:29

COMMUNIQUE DU MERCREDI 30 JANVIER à 16 H:Pour la sécurité des patientes, l’ANSM engage une procédure de suspension

de l’AMM de Diane 35 et de ses génériques

Diane 35 est un médicament utilisé dans le traitement de l’acné et non un contraceptif.

A l'issue de l'évaluation de l'ensemble des données disponibles, l'ANSM estime que le rapport

bénéfice/risque de Diane 35 et de ses génériques est défavorable dans le traitement de l'acné, au

regard notamment du risque thromboembolique veineux et artériel auxquels ils exposent les

femmes traitées. De surcroît, l'usage important de ces médicaments en tant que contraceptifs

n'est pas conforme et leur efficacité comme contraceptif n'a pas été démontrée par des études

cliniques appropriées.

L’ANSM a engagé en décembre 2011 la réévaluation des médicaments dont l’AMM est antérieure à

2005. Dans ce cadre, l’Agence a réexaminé la place de Diane 35 et de ses génériques en France.

L’Agence considère que ces médicaments ne doivent plus être employés comme contraceptifs : ils

n’ont pas d’AMM dans cette indication.

L’ANSM a réévalué le bénéfice/risque de Diane 35 dans sa seule indication autorisée : le « Traitement

de l’acné chez la femme : l’efficacité est modérée et ne s’observe qu’après plusieurs mois de

traitement ». De nouvelles données sur le risque thromboembolique démontrent notamment un risque

thromboembolique veineux quatre fois plus élevé que celui des femmes qui ne prennent pas ces

traitements. Il existe par ailleurs des alternatives pour le traitement de l’acné.

Dans ce contexte, l’ANSM considère que le rapport bénéfice/risque de Diane 35 et de ses génériques

est défavorable dans le traitement de l’acné.

Après information des industriels concernés, l’ANSM a donc décidé d’engager une procédure de

suspension des AMM de ces médicaments.

La suspension prendra effet dans un délai de 3 mois. Dans l’immédiat :

- Les patientes ne doivent pas interrompre brutalement leur traitement par Diane 35 ou ses

génériques, et peuvent le poursuivre jusqu’à une prochaine consultation chez leur médecin, ou avec

tout autre prescripteur, qui envisagera avec elles, les options thérapeutiques qui conviendront au mieux

à leur situation individuelle.

- Les médecins ne doivent plus prescrire ces médicaments, ni en initiation de traitement, ni en

renouvellement.

- Les pharmaciens devront délivrer les traitements minimaux nécessaires pour éviter toute rupture

brutale de traitement jusqu’à ce que la patiente consulte à nouveau son médecin ou un autre

prescripteur (délivrance de boîtes de 1 mois de traitement préférentiellement).

A l’issue de cette période de 3 mois, la suspension des AMM prendra effet : toute prescription et toute

délivrance seront interdites et l’ensemble des lots présents sur le marché sera retiré.

En parallèle, une procédure d’arbitrage au niveau communautaire est initiée par l’ANSM, ces

médicaments étant autorisés dans la plupart des autres Etats membres européens. Cet arbitrage visera

à retirer, suspendre ou modifier l'ensemble des AMM concernées en Europe.

Pour plus d'information, un dossier "Réévaluation de Diane 35 et
génériques" a été mis en ligne sur le site Internet de l'Agence ANSM:
http://ansm.sante.fr/Dossiers-thematiques/Reevaluation-de-Diane-35/Quelle-est-la-situation-actuelle-de-Diane-35-en-France/%28offset%29/0

 

Par Marie - Publié dans : Santé publique
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Lundi 14 janvier 2013 1 14 /01 /Jan /2013 18:11

New York, le lundi 14 janvier 2013

  Officiellement, jusqu’à la fin de la première semaine de janvier, il n’y avait guère lieu de s’inquiéter de la progression de la grippe aux Etats-Unis. Les chiffres avancés par les autorités sanitaires faisaient en effet état de chiffres « modérés ».

 Pourtant, plusieurs signaux d’alarme évoquaient déjà l’émergence d’une épidémie bien plus virulente qu’au cours de l’hiver dernier. « Je savais que nous allions avoir une mauvaise saison de grippe quant durant les vacances de Thanksgiving (fin novembre, ndrl), au moins cinquante personnes présentant des symptômes grippaux se sont présentés à la pharmacie en une seule journée » explique le responsable d’un centre de santé new-yorkais.

 Mais au-delà de l’intuition de ce professionnel, un autre outil, bien moins confidentiel, laissait redouter il y a déjà plusieurs semaines une situation épidémique inquiétante : Google. Ainsi, le 9 janvier, tandis que les indications des autorités sanitaires demeuraient rassurantes, un éditorialiste de la version américaine du site Slate recommandait de se connecter au site « Google flu trends ». Le portail mettait clairement en évidence une explosion des cas de grippe, calculée sur la base du nombre de requêtes concernant la grippe. Or, comme l’ont mis en évidence les auteurs d’une étude récemment publiée par Nature « la fréquence relative de certaines requêtes est fortement corrélée avec le pourcentage de visites chez le médecin où un patient se présente avec des symptômes grippaux [aussi] pouvons-nous estimer avec précision le niveau actuel de l’activité grippale par semaine dans chaque région des Etats-Unis, avec un retard de publication d’environ un jour ».

Etat d’urgence sanitaire à Boston et dans l’état de New-York

Confirmant avec un certain retard ce que Google constatait donc déjà, les autorités sanitaires américaines ont commencé à faire état d’une situation particulière au milieu de la semaine dernière. C’est Boston qui la première a lancé l’alerte. Alors que 18 décès ont été enregistrés dans le Massachusetts au mois de décembre et que 700 cas confirmés de grippe ont été recensés à Boston (soit dix fois plus qu’au cours de l’ensemble de la saison dernière), le maire de la ville Tomas Menino a déclaré l’état d’urgence sanitaire mercredi 9 janvier. Il a été imité ce week-end par le gouverneur de l’Etat de New York, Andrew Cuomo. « Nous subissons la pire épidémie de grippe depuis au moins 2009, et le virus est actif dans tout l’état de New York, avec des cas enregistrés dans les 57 comtés et les cinq arrondissements de la ville de New York » a indiqué le gouverneur. Quelque 19 000 cas ont été recensés officiellement au sein de l’Etat (qui pourraient être beaucoup plus nombreux en raison des nombreuses personnes ne consultant pas), tandis que dans l’ensemble du pays plus de 28 000 cas ont été enregistrés. Vingt décès d’enfants ont également été déplorés, tandis que le nombre de morts adultes ne sera connu qu’à la fin de l’épidémie. Si la virulence particulière de la grippe ne peut pas encore être parfaitement confirmée, plusieurs indices laissent peu de doute. « Nous recevons des rapports faisant état de très fortes grippes et d’hospitalisations » indique par exemple le docteur Joe Bresee, patron du service d’épidémiologie et de prévention des maladies. Par ailleurs, la proportion de personnes présentant des symptômes grippaux consultant un médecin ou se rendant à l’hôpital atteint 5,6 %, quand il avait culminé à 2,2 % l’année dernière. Enfin, la précocité de l’épidémie, dont l’accélération est observée généralement mi-janvier est un phénomène également préoccupant. « Ce n’est pas bon signe quand on voit une telle accélération des infections si tôt, un phénomène généralement annonciateur d’une mauvaise épidémie de grippe » remarque le directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), le docteur Anthony Fauci.

62 % des enfants et adolescents sont vaccinés chaque année contre la grippe aux Etats-Unis

Seule nouvelle encourageante dans ce tableau plutôt sombre, le vaccin disponible semble bien "correspondre" à la souche dominante, H3N2, connue pour être à l’origine de symptômes plus marqués. Les appels à la vaccination ont d’ailleurs été répétés à plusieurs reprises ce week-end, notamment par le gouverneur de New York qui a pris des dispositions pour faciliter l’immunisation des plus jeunes. Pendant trente jours, les pharmaciens de l’état auront en effet l’autorisation de procéder à la vaccination des nourrissons et des enfants et non pas uniquement des adultes, comme le prévoit la loi. « Il n’est pas trop tard » a insisté Andrew Cuomo. Néanmoins, certains habitants de l’état de New-York rencontrent des difficultés pour trouver le fameux vaccin et les pharmacies ne désemplissent pas. Dans la grande pomme où la ruée sur les vaccins a provoqué quelques mouvements de panique ce week-end les services sanitaires de la ville ont promis que les pharmacies recevraient de nouveaux arrivages dès ce lundi. Ces derniers devraient permettre d’assurer la vaccination de tous ceux le désirant et des sujets à risque, notamment des enfants et des adolescents qui sont chaque année en moyenne 62 % à être vaccinés contre la grippe aux Etats-Unis.

En France, Google reste calme

Si la situation de crise paraît être concentrée dans l’Etat de New-York, d’autres états semblent cependant également concernés par des situations préoccupantes. Certains hôpitaux s’affirment ainsi débordés : on a par exemple constaté qu’à Allentown (Pennsylvanie) un centre avait décidé de monter une tente à l’extérieur pour recevoir les personnes grippées.

 En France, où les taux de vaccination sont bien moins importants qu’aux Etats-Unis, la grippe semble s’installer mais la situation n’aurait rien d’inquiétante à en croire le réseau Sentinelles de l’INSERM…. mais également Google !

Par Marie - Publié dans : Santé publique
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